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dimanche, 10 septembre 2017

Après le concert du 2 septembre 2017 au grand Temple d'Anduze à 20h30

« De Rachmaninov à Galiano »

Par l'orchestre Alès Sinfonia et le Chœur Symphonique de Montpellier

Une courte présentation du concert, très sympathique, par Monsieur Guy Granier, président de l'Association des Amis de l'orgue du temple d'Anduze, laquelle a permis cette belle soirée.

Puis Monsieur Vincent Recolin, chef des choeurs de l'orchestre de Montpellier a pris la parole à son tour remerciant l'Association, le maire d'Anduze et le public nombreux (plus de 200 personnes).

A l'occasion des cinq cents ans de la Réforme, s'est ajouté au programme et en début du concert un psaume luthérien ,n° XXXIII Réveillez-vous peuple fidèle, accompagné à l'orgue par Monsieur Vincent Recolin. Ce psaume de David traduit par Clément Marot date de 1543 et la mélodie est issue du psautier de Genève de la même époque. Paroles et mélodies diffèrent un peu selon les versions et les révisions plus ou moins heureuses. En voici le premier couplet :

Réveillez-vous, Peuple fidèle,

Bénissons Dieu, tout d’une voix.
Sa louange fut toujours belle,
Dans la bouche des hommes droits.
Sur la douce harpe,
Pendue en écharpe,
Louez le Seigneur ;
Et que la musette,
Le luth, l’épinette,
Chantent son honneur.

Le chœur, dirigé par Caroline Semont-Gaulon était réparti derrière le public en demi-cercle, épousant la forme du temple. Un bel effet  pour ce début de concert.

 

Interprété par l'orchestre de chambre d'Alès dirigé par Vincent Recolin,le programme s'est ensuite déroulé comme prévu avec des Pièces du compositeur arménien Soghomon ( Salomon) Komitas. Né en Turquie en 1869 et décédé en France en 1935, il était également prêtre de l'église orthodoxe orientale, ethnomusicologue et poète. Grand collecteur de musique orientale comprenant des chants turcs, kurdes, ou persans (berceuses, chants de bergers, airs de mariage...) sa musique s'en inspire largement. Nous avons pu entendre trois des « miniatures » pour orchestre de chambre : n°3 « Oh Nazan », n° 5 « The red Shawl » (le châle rouge) et n° 8 «  Eschmiadzin Dance » (Eschmiadzin est une ville importante située à une vingtaine de kilomètres d' Erevan, capitale de l'Arménie.

Puis, de Serge Rachmaninov, les vêpres (ou Vigiles nocturnes) opus 37,composition a cappella, c'est-à-dire sans accompagnement, comprennent 15 pièces. Le chœur symphonique de Montpellier nous en a interprété une grande majorité :

1 Venez, inclinons-nous

2 Béni soit le Seigneur (mode grec)

3 Béni est l'homme (beaucoup de tendresse au début de cette pièce)

4 Lumière joyeuse

6 Réjouis-toi Vierge

7 Les six psaumes

8 Louez le Seigneur (mode znameny) plus vif, un magnifique Alléluia

10 Ayant contemplé la résurrection, qui commence sur des basses russes très fermes

15 Ô reine victorieuse (mode grec)

En bis le n° 6 Le chœur s'est de nouveau réparti derrière le public.

Cette composition date de 1915. elle fut écrite en moins de quinze jours et utilise un extrait de textes de la cérémonie des Vigiles nocturnes de l'église orthodoxe russe. Le mot Vêpres est incorrect.

Créée en 1915 au profit de l'effort de guerre russe, par le chœur de l'Institut Synodal de Moscou composé seulement de voix d'hommes, elle fut exécutée 5 fois en un mois et connut un immense succès.

Malgré cela, la Révolution russe de 1917 interdira toute nouvelle représentation.

Le premier enregistrement a été réalisé dans la fin des années 60 mais destiné uniquement à l'exportation. En effet, à cette époque, la musique religieuse restait impopulaire en raison de la politique soviétique. Depuis, une trentaine d'autres enregistrements ont suivi. La pièce est dédiée à Stepan Smolenski, grand spécialiste du chant russe. Rachmaninov utilise trois types de mode : le znameny (équivalent russe du grégorien) , le grec et le kieven (de Kiev). Le chœur se divise à de nombreux moments en 5,6 ou 8 voix et jusqu'à 11 dans les six psaumes. Les Vigiles contiennent de nombreux soli pour ténor et alto. Les basses russes descendent très bas (si bémol).

« Mais où va-t-on pouvoir dénicher de telles basses ? Elles sont aussi rares que des asperges à Noël » dira le chef de choeurqui devait diriger la partition, raconte Rachmaninov

« Néanmoins il les dénicha, je connaissais la voix de mes compatriotes »

On les a déniché également à Montpellier.

Le compositeur fréquentait l'église avec sa grand-mère et connaissait donc très bien les chants religieux orthodoxes. L'on chanta le 28 mars 1943 l'une de ces pièces à l'enterrement de Rachmaninov dans l'Etat de New York aux Etats-Unis où il avait trouvé refuge.

 

De Serge Galliano, « Opale concerto » date de 1994,

Originaire de Cannes, Richard Galliano est un accordéoniste et compositeur franco-italien né en 1950. Il s'exprime dans tous les genres musicaux, jazz, chansons, classique, il s'intéresse à tous les grands maîtres de la musique (Nougaro, Chet Baker, Bach, Mozart...)

Réadaptée avec talent par Vincent Recolin, nous avons pu entendre cette version interprétée par l'Orchestre Alès Sinfonia ( Séverine Joly au violon I, David Dussaud au violon II, Aurélien Nunez à l'alto, Nicolas Munoz au violoncelle, Raphaëlle Alber Buisine à la contrebasse) et Sébastien Mazoyer, soliste à l'accordéon. Un moment unique et surprenant !

 

Le concert s'est terminé avec trois danses Polovtsiennes d'Alexandre Borodine ( 1833 1887).

Les choeurs de Montpellier et l'orchestre de chambre d'Alès se sont unis. Ces danses sont tirées du deuxième acte de l'opéra « Le Prince Igor » écrit entre 1869 et 1887.

L'opéra, en chantier durant 18 ans n'était pas fini à la mort de Borodine, Alexandre Glazounov et Nicolaî Rimski-Korsakov se chargèrent de le terminer. Il fut créé en 1890 à Saint-Pétersbourg.

Les polovtses (de couleur fauve) est le nom russe du peuple turc Kiptchak ou kaptchak.

L'histoire se déroule en Russie, en 1185. Le Prince Igor part en campagne avec son fils Vladimir contre les Polovstiens. Vladimir et la fille du chef ennemi tombent amoureux....

Les danses furent terminées et jouées le 27 février 1887 du vivant du compositeur.

Elles se déroulent au cours de la nuit sombre éclairées par des torches.

 La deuxième danse fut redonnée après un rappel vigoureux du public visiblement enchanté.

     

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 Nathalie Decorde, secrétaire des "Amis de l'Orgue du grand temple d'Anduze   9 septembre 2017

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

 

 

 

00:16 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (1)

mardi, 05 septembre 2017

La beauté

La beauté, notion abstraite, procure une sensation de plaisir, un sentiment de satisfaction.

Forme, aspect visuel, sons, mouvements ...

La beauté élève spirituellement dans toutes les cultures.

La beauté disparaît dans bien des cas, on ne sait comment ni pourquoi.

Elle est sans doute de plus en plus oubliée en même temps que la nature disparaît pour le profit d'êtres humains sans scrupules car la source de la beauté est sans doute dans l'apparence des choses de la nature (les étoiles, les nuages, les couleurs infinies des eaux, des terres, du désert des montagnes des grandes plaines des forêts..)

Elle est aussi bien-sûr intérieure et doit être entretenue pour vivre mieux.

La beauté recréée par les hommes tire son inspiration de la nature et de son respect.

" Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la Médiocrité, monstre à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes" Debussy

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01:03 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)