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samedi, 06 avril 2013

Aisance du pianiste

L'une des grandes difficultés que rencontrent les pianistes, c'est de garder les articulations très libres, celles des poignets, des coudes, des épaules tout en ayant des doigts d'acier.

C'est un contrôle sans relâche dans la construction de la technique pianistique et qui prend des années.

L'aisance dans le corps libère l'esprit.

Cela nécessite un entraînement quotidien et permet de produire une grande qualité sonore tout en permettant d'exprimer toutes les subtilités de la musique.

Le pianiste devient ainsi son propre auditeur.

L'oreille guide les gestes avec encore plus de précision.

Le jeu s'accomplit sans effort.

Mais il est très difficile de parvenir à la facilité si l'on n'est pas constant dans le travail et très vigilant dans la précision des gestes.

10:54 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)

Réflexion sur la pédagogie du piano

Il y a des années que je donne des cours de piano.

J'ai pu observer comme tout le monde de nombreuses choses tant en matière de pédagogie que de comportements sociaux .

Est-ce que j'en tire des conclusions définitives?

Sûrement pas.

Tout est en ébullition et évolution permanente.

Toutefois, dans les observations que je fais, que je considère avec intérêt comme si j'observais des éléments astronomiques dans le ciel, donc dans un territoire immense, il y en a certaines et nombreuses dont je voudrais parler.

Un exemple parmi tant d'autres: le comportement des gens qui s'inscrivent dans un cours de piano ou en leçon particulière.

Je suis frappée heureusement assez rarement par le fait que des gens qui payent leurs cours s'imaginent qu'ils payent un professeur comme un morceau de viande à la boucherie ou bien un livre à la librairie sans tenir compte du travail du boucher ou de celui du libraire.

Ils payent et ont une attente imaginaire sur le produit sans intelligence ni de coeur ni de réflexion.

Il semble qu'on leur doit tout.

Ces comportements-là freinent considérablement l'apprentissage du piano.

Car en plus du piano, il faudrait faire l'éducation en matière de savoir vivre.

C'est assez curieux et récurrent.

Heureusement, tout le monde ne se comporte pas ainsi. 

Et même de nombreuses personnes manifestent au contraire beaucoup de joie et sont très prévenantes envers moi et je pense qu'elles sont ainsi également avec leur boucher ou leur libraire.

Je ne parle pas ici des personnes timides qui expriment peu mais je parle bien d'arrogance.

Cette arrogance s'explique bien-sûr. 

Cela relève de la psychologie.

On dit qu'il faut être psychologue pour enseigner, certes, mais même si un professeur se montre doué en matière de psychologie, il n'est tout de même pas psychologue car c'est un métier à part entière.

Et encore une fois, si l'on confond piano et psychologie, le travail n'avance pas vite ou pas du tout.

 

10:19 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)

mardi, 29 janvier 2013

Interprétation

On ne peut pas toujours jouer du piano avec un jeu fantastique mais si le jeu est solide, c'est déjà cela de gagné.

Seul le travail constant permet d'obtenir cette solidité.

L'inspiration s'y glisse alors parfois sur un terrain bien entretenu.

10:39 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)

mercredi, 26 décembre 2012

"Parcours à travers la surdité"

Au long de toutes ces années consacrées au piano, j'ai, bien-sûr, fait des rencontres merveilleuses et j'espère en faire encore.

L'une d'elles est celle de Viviane Bertrand.

J'avais eu dans mes cours son fils aîné, Camille, très doué pour la musique et pour tant d'autres choses aussi.

Quand elle a commencé à prendre elle-même des leçons de piano, j'ai été surprise par sa douceur, son écoute mais également par son immense générosité.

Toutefois, je la sentais enfermée en elle-même et en quête d'amitié qui de toutes façons pour moi s'avérait naturelle envers elle.

Puis j'ai vite compris un jour ce qu'il se passait, les difficultés immenses qu'elle vivait, la solitude et ce sentiment que j'avais très bien perçu d'enfermement.

Car Viviane m'a demandé également un jour de donner des leçons de piano à son deuxième fils en m'avertissant au préalable qu'il était sourd.

J'avais eu à Paris une petite élève de huit ans extrêment calme. 

Sa mère, très fatiguée et perturbée, était venue me demander de faire en sorte qu'elle entende.

Pour moi, c'était l'évidence mais elle m'a expliqué que sa fille refusait d'entendre, se mettant dans la même situation que son petit frère de cinq ans qui était totalement sourd.

Quand Viviane m'a fait cette demande, ma première pensée a été pour cette famille parisienne et pour Beethoven. Mais je n'ai pas dit grand chose.

J'ai réfléchi.

Mon premier questionnement a été de savoir si le fils de Viviane avait déjà entendu depuis sa naissance.

J'ai réfléchi encore et encore, me disant que je ne serai peut-être pas capable de le faire travailler.

Puis j'ai rencontré Julien.

C'est lui qui m'a rassuré.

Il était un enfant merveilleux, aussi aimable que sa maman, souriant, au regard interrogateur.

Il reflétait la douceur, la confiance et tout l'amour qu'il recevait quotidiennement de ses parents.

Il était en cela peut-être beaucoup plus fort que d'autres enfants.

Confiant dans ses parents qui me faisaient confiance.

C'était lumineux dans ses yeux.

A partir de cette première rencontre, j'ai pris confiance en moi aussi mais surtout je me suis laissée guider par mes intuitions et mes connaissances mélangées.

Julien m'a confirmé ce que je savais déjà pour l'avoir lu et vérifié déjà: la musique est un art aux multiples facettes et procède de tous nos sens.

J'avais de l'admiration pour cet enfant qui savait lire sur mes lèvres et qui avait développé tant de facultés.

Intelligent, merveilleusement intelligent et travailleur, curieux, bien plus que nombre d'autres élèves, je n'en doutais pas une seconde et je le vérifiais à chaque cours.

C'était pour moi une joie de travailler la musique avec lui, il semblait content et il jouait très bien. Je me souviens de sa joie quand il faisait des accords et leurs renversements.

Il jouait avec son coeur. La musique lui rendait l'amour qu'il avait pour elle.

Je ne sais pas précisément ce qu'il entendait mais je ne sais pas non plus ce qu'entendent ceux qui ne sont pas sourds et que je trouvais parfois plus sourds que Julien.

Je sais que l'on peut entendre avec tout son corps, pas seulement avec ses oreilles.

Je ne décrirai pas ici tout ce que j'ai inventé avec Julien mais ce qui est certain, c'est que j'étais enchantée.

Beaucoup d'affection naturelle pour toute la famille était là.

Avec cela, on entend aussi beaucoup.

Viviane a écrit un livre récemment intitulé:

"Julien ou l'espoir retrouvé" (parcours à travers la surdité).

Livre que je recommande à tous.

Pour vous le procurer:

bertrandal@wanadoo.fr

Et je cite Viviane:

"Si j'écris aujourd'hui (....) c'est peut-être pour vous aider à prendre conscience que rien n'est joué d'avance et qu'il faut toujours se donner les moyens de réussir. "

Merci à toi, Viviane pour ce beau témoignage trouvé aujourd'hui dans ma boîte aux lettres en rentrant de Paris.

Un merveilleux cadeau de Noël qui m'encourage à persévérer moi aussi.

Et Julien est bien-sûr toujours invité à jouer ou à écouter du piano quand il veut, s'il le souhaite aux rencontres pianistiques que j'organise.

Et que votre piano chante à la maison!

 

 

 

 

22:40 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)

mercredi, 19 décembre 2012

Citation de moi-même

"A trop regarder le clavier, cela rend les oreilles aveugles".

Nathalie Decorde

23:19 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)