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vendredi, 24 juin 2016

Nathalie Decorde à Gif-sur-Yvette suite à la rencontre avec Gérald Bloncourt

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La première rencontre avec Gérald Bloncourt fut insolite et fort sympathique.

C'était lors d'une audition de piano de Madame Chalibert dans la banlieue parisienne.

J'avais été invitée par cette dame pour écouter ses élèves.

Gérald était là (avec son appareil photo) en tant que papa d'élève.

Il était gai avec ses yeux rieurs et son magnifique sourire.

Une petite connivence s'est installée:  regards  sur la vie, sur les enfants qui couraient dans le jardin après l'audition.

A la fin de l'après-midi, je fus invitée à jouer une gnossienne d'Eric Satie.

Après m'avoir écouté, Gérald m'a proposé de venir donner un concert au château de Gif sur Yvette, pour la CGT.

J'ai accepté spontanément.

A Gif, des formations étaient organisés par le syndicat et des activités culturelles étaient proposées,concerts, expositions, etc... il y avait un très grand piano à queue, laqué noir, de marque Pleyel dans une belle salle de concert.

J'ai joué Chopin Satie, Scarlatti, Schubert.

Gérald a pris des photos du récital.

http://bloncourtblog.net/

 

 

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23:40 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements, Rencontres | Commentaires (0)

jeudi, 05 mai 2016

Saint-Hyppolite-du-Fort

Le dimanche 8 Mai 2016

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A 17 heures, Gauthier WILLM nous fera entendre l'orgue qui fait la
fierté de notre localité, dans un programme BACH ou MENDELSOHN...
 

A la suite, Nathalie DECORDE nous fera entendre, en guise
d'inauguration, le superbe piano ERARD 1/2 queue qui nous a été
offert, dans un programme de préludes de CHOPIN.

 

 

 

 

 

 

Au sujet des Préludes de Chopin

Par Nathalie Decorde

 

       Lorsque Didier Guiraud m’a demandé d’inaugurer le piano qui est arrivé dans le temple, j’ai pensé jouer des préludes, car ces pièces servaient à l’origine à tester les instruments.

Comment cette idée est venue dans ma tête, je ne sais, toujours est-il que j’ai commencé à chercher quels préludes j’allais jouer, j’ai pensé bien-sûr aux préludes et fugues de J.S Bach puis… à Chopin. Je n’avais encore jamais travaillé le cycle des 24 préludes. Comme tout pianiste qui se respecte, je les avais bien-sûr déchiffrés. Voilà donc un mois que ces 24 pièces occupent mon esprit et mon corps et ma mémoire est en chantier.

De l’opus 28, parus en 1839, il existe un autographe de chacun des 24 morceaux.

Fontana, ami fidèle de Chopin fit une copie qui servit de modèle à l’édition allemande. Cette copie et les autographes sont les sources principales.

D’autres documents se trouvent dans des bibliothèques de Munich, Varsovie, Paris, Berne, Bâle.

Lorsque Chopin part à Majorque avec George Sand, il tâche de remplir le contrat passé avec Camille Pleyel, dédicataire et éditeur des 24 préludes, cela, malgré la maladie qui retarde le travail.

Le 3 décembre 1838, il écrit à Fontana :

« Je ne puis pas t’envoyer les manuscrits, car ils ne sont pas encore prêts. Pendant les trois dernières semaines, j’avais été malade comme un chien, malgré la chaleur de dix-huit degrés, malgré les roses, les orangers, les palmiers, les figuiers en fleurs. J’avais pris très froid…. »

Il expédia les préludes le 12 janvier 1839.

Cette collection de pièces est écrite selon le cycle des quintes, chaque ton majeur suivi de son relatif mineur. Ils diffèrent en cela des préludes et fugues de Jean Sébastien Bach classés dans un ordre chromatique et auxquels Chopin rend hommage.

Chopin qui admirait J.S. Bach qu’il avait découvert très jeune grâce à son premier professeur de piano, Adalbert Zwyny,  jouait chaque jour les Préludes et Fugues du Clavier bien Tempéré qu’il transposait volontiers et connaissait par cœur.

Les préludes de Chopin, eux, ne préludent à rien, n’introduisent pas de fugues.

Il fait plus court, plus instantané.

Ils se suffisent à eux-mêmes.

Extrêmement variés, ils nécessitent un toucher très maîtrisé à chaque note.

Economie et concision, ils sont une suite d’esquisses infaillibles ou mathématique et spiritualité se rejoignent.

Réminiscences, danses, chants, frémissements du vent ou de l’âme, vagues, promenades en mer ou champêtres, la source, l’oiseau, tout l’inspire.

On peut les considérer comme une naissance du mouvement impressionniste mais comme disait Debussy :

« La musique de Chopin échappe au jeu des classifications ».

 « Admirables par leur diversité, le travail et le savoir qui s’y trouvent ne sont appréciables qu’en un scrupuleux examen. Tout semble de premier jet, d’élan, de soudaine venue. Ils ont la libre et grande allure qui caractérisent les œuvres de génie » (Franz Liszt)

Tout y est pensé très soigneusement.

Ils sont en effet riches: passion, révolte colère, sentiment de l’inexorable, plainte, tendresse, inquiétude, intériorité, sérénité…

Parfois on touche les portes de l’enfer ou de l’extrême.

Jusqu’à jeudi 5 mai, je ne savais pas encore lesquels j’allais jouer dimanche 8, mais il a fallu prendre une décision. J’en jouerai dix.

Le premier en do majeur est un tendre agitato avec un chant de ténor doublé au à l’unisson au soprano.

Le deuxième en la mineur est probablement le plus  tendu psychologiquement qu’Ingmar Bergman met en valeur dans son film « Sonate d’Automne ». L’ambiance désincarnée est lugubre et surprenante.

Le troisième en sol majeur est plus joyeux et très technique, la main gauche créant des arabesques rapides  et incessantes.

Le quatrième en mi mineur (l’un des plus connus) est plus apaisant, il est basé sur une progression harmonique chromatique en accords répétés.  Gainsbourg par exemple l’a repris pour la chanson « Jane B ».

Le sixième en si mineur est une sorte de barcarolle où Chopin laisse parler le violoncelle, instrument qu’il affectionnait particulièrement. L’une des œuvres les plus connus. Ces deux-là (N° 4 et 6) furent joués au grand orgue de la Madeleine à Paris par Lefébure-Wély lors des obsèques de Chopin.

Le septième en la Majeur est une petite mazurka, comme un clin d’œil à son pays natal. C’est le plus court des préludes.

Le neuvième en mi majeur est délibérément dans les basses, un chant profond et puissant.

Le onzième  en si majeur, vivace, est plutôt plein de joie, de gaieté et de légèreté auquel contribue le rythme à 6/8, volontairement instable avec des hémioles écrites dans certaines mesures (3+3 devenant 2+2+2). Assez difficile à maîtriser sur les touches noires

Le quinzième en ré b majeur (dit le prélude de la goutte d’eau, terme qui aurait fâché Chopin car il détestait tout l’ensemble sottisier qu’on attribuait à sa musique) est plus proche des nocturnes, c’est le plus long des préludes.

Le vingtième en do mineur est un magnifique prélude de choral, (une marche funèbre selon Hans de Bullow) qui a inspiré de nombreux musiciens : Rachmaninoff et Busoni en ont fait des variations,  et plus près de nous, Alain Chamfort, Jean-Luc Ponty, Funeral Doom Metal, the pianoGuys, Ken Skinner … et d’autres encore.  Solennité et tristesse. Une beauté inégalable.

Le vingt-deuxième en sol mineur  est une expression de colère et de force qui semble nous rappeler que Chopin n’a jamais oublié l’occupation de la Pologne.

Qu'on s'imagine une harpe éolienne possédant toute la gamme des tons, et que la main d'un artiste enchevêtre ces tons de fantastiques ornements de telle sorte qu'une profonde note fondamentale ne cesse de se faire entendre ainsi que le doux chant d'une note plus haute, qu'on essaie de se figurer tout cela, et l'on se fera à peu près une idée du jeu de Chopin. (Schumann)

 

 

23:18 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements, Piano | Commentaires (0)

samedi, 02 mai 2015

Piano et théâtre à Porto

Il y a bien des années déjà, je suis allée jouer dans la belle ville de Porto.

A l'occasion d'un festival de théâtre avec Lidia Martinez qui dirigeait la compagnie "Bouche cousue".

Les textes de Pessoa étaient à ce moment-là une découverte et une révélation .

Poésie, théâtre et ... piano.

Schubert, Satie, Scarlatti étaient encore là avec moi, avec nous.

Magnifique façon d'aller voir ce beau Portugal coloré que je revisiterais volontiers .

 

"Nombreux sont ceux qui vivent en nous;

Si je pense, si je ressens, j'ignore

Qui est celui qui pense, qui ressent.

Je suis seulement le lieu

Où l'on pense, où l'on ressent.."

(Ricardo Reis ou Fernando Pessoa)

23:37 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)

samedi, 26 octobre 2013

Ensemble vocal de Montpellier et l'orchestre Contrepoint:19 octobre 2013 , répétition et concert, Les Salles du Gardon

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14:23 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)

Ensemble vocal de Montpellier: 17 octobre 2013, répétition à l'opéra de Montpellier


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14:07 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)