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lundi, 04 janvier 2016

Chopin : prélude en do Majeur n°1 opus 28

Chopin : prélude en do Majeur n°1 opus 28

Pour André Gide, le premier prélude de Chopin est une œuvre élue, une composition qu’il aime. Le mot « agitato » qui figure en tête du morceau, et qu’il a bien lu, suggère à l’écrivain une réflexion importante et intéressante.

Il pense que le mouvement voulu par Chopin n’a rien de « frénétique » ni de « désordonné ». («… entre toutes les compositions de Chopin, une de celles qui prête le plus à la mésentente, une de celles que l’on peut le plus facilement abîmer et dont la mésinterprétation me paraît la plus monstrueuse » extrait des Notes sur Chopin L’Arche 1948 page 33).

Pas de chaos, pas de vitesse excessive, le mot agitato ne signifie pas vivace et je pense qu’André Gide qui n’était pourtant pas un professionnel du piano avait raison, que ce morceau n’est qu’une grande vague, majestueuse, belle, tranquille, malgré le mot « agitato » trompeur à mon sens. Ce n’est pas la tempête, ni une agitation effrénée. Pas de grand trouble mais une belle ondulation, des remous, des élans. Certains interprètes jouent ce prélude tellement vite qu’ils démolissent le duo si tendre, à l’octave (à l’unisson) entre le ténor et le soprano. L’agitato est un agitato-écrit dans la pièce elle-même, intrinsèque par le balancement des rythmes imbriqués des quatre voix, par l’emploi du chromatisme et le rythme plus serré des trois pour deux  puis le stretto.

Pourquoi massacrer les couleurs harmoniques aux mille reflets, en jouant trop vite ?

Il n’est pas écrit qu’il ne faut rien écouter ou ne rien donner à entendre ni qu’il convient d’ôter de l’air à la mélodie ou aux arabesques de l’alto.

Il n’est pas écrit qu’il faut empêcher la respiration de la basse et du mouvement souple des gestes pianistiques.

Chopin sait demander à ses interprètes lorsqu’il souhaite un agitato plus vif comme dans l’indication du prélude N° 8 en fa dièse mineur où il écrit Molto agitato (très agité) bien que là encore cela ne signifie pas un prestissimo.

 

00:44 Écrit par nathalie dans Interprétation, Les compositeurs, Pédagogie | Commentaires (0)

jeudi, 06 août 2015

jouer du piano (quelques généralités)

Jouer du piano

 Il y a des vérités premières pour jouer du piano. Outre des qualités à développer telle la patience pour servir un bon travail, tirer le son du bout de ses doigts ne s’improvise pas en quelques heures mais se construit en de longues années.

Doigté, sonorité, nuances et dynamiques, respect du rythme, du tempo, des traditions, sens de la couleur et du timbre, résonance harmonique, conscience intervallique, conscience de l'ambitus et des plans sonores, relief, souplesse, facilité des gestes, décontraction, liberté, articulation du texte, on n’a jamais cessé de réfléchir pour obtenir toujours plus de beauté.

Le toucher est un art à part entière. Les doigts prononcent le « parler des notes » puis « le perler des notes », parcourent en tous sens sans rudesse mais avec fermeté, aisance et sécurité.

Un pianiste ne sera un bon pianiste que s'il travaille régulièrement sur un excellent piano acoustique car il est d'une importance primordiale de construire la mémoire musculaire qui s'associe à l'écoute. Même avec le meilleur clavier numérique, le fait de changer constamment les intensités déstabilise une bonne technique et les harmoniques restent désertiques. La beauté sonore des grandes manufactures de piano reste incontournable sans compter la facilité que l'on rencontre en jouant. 

L’agilité  ne vient pas en quelques heures ni l’indépendance des doigts, ni l’indépendance des gestes, ni l’indépendance des mains. Mais c’est avant tout l’oreille qui guide l’organisation musicale, la mise en scène. De plus, il ne suffit pas de posséder une grande virtuosité si elle ne se met pas au service du sens à donner à ce que l’on joue.

 

En établissant une bonne hiérarchie des éléments de travail, on peut tout obtenir. Sans oublier avec modestie le temps, ce facteur premier dans lequel se déroulent immanquablement la musique et notre vie.

21:42 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)

samedi, 02 mai 2015

Piano et théâtre à Porto

Il y a bien des années déjà, je suis allée jouer dans la belle ville de Porto.

A l'occasion d'un festival de théâtre avec Lidia Martinez qui dirigeait la compagnie "Bouche cousue".

Les textes de Pessoa étaient à ce moment-là une découverte et une révélation .

Poésie, théâtre et ... piano.

Schubert, Satie, Scarlatti étaient encore là avec moi, avec nous.

Magnifique façon d'aller voir ce beau Portugal coloré que je revisiterais volontiers .

 

"Nombreux sont ceux qui vivent en nous;

Si je pense, si je ressens, j'ignore

Qui est celui qui pense, qui ressent.

Je suis seulement le lieu

Où l'on pense, où l'on ressent.."

(Ricardo Reis ou Fernando Pessoa)

23:37 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)

dimanche, 02 février 2014

L'harmonium en fête: quelques photos du 26 janvier 2014 à Aulas

Aulas 23 janvier 2014 056.JPGAulas 23 janvier 2014 029.JPGDebain 1878 HR.jpg26012014-IMG_5843.jpgCIMG0022.JPGIMG_3509 [1600x1200].JPGAulas 23 janvier 2014 026.JPG

01:15 Écrit par nathalie dans Harmoniums | Commentaires (0)

samedi, 26 octobre 2013

Ensemble vocal de Montpellier et l'orchestre Contrepoint:19 octobre 2013 , répétition et concert, Les Salles du Gardon

Les Salles du gardon 022.JPGLes Salles du gardon 024.JPGLes Salles du gardon 038.JPGLes Salles du gardon 042.JPGLes Salles du gardon 048.JPG

14:23 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)