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samedi, 26 octobre 2013

Ensemble vocal de Montpellier et l'orchestre Contrepoint:19 octobre 2013 , répétition et concert, Les Salles du Gardon

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14:23 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)

Ensemble vocal de Montpellier: 17 octobre 2013, répétition à l'opéra de Montpellier


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14:07 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)

dimanche, 14 juillet 2013

L'agrégatif

Il est le résultat de sons émis simultanément ou accumulés successivement

Composé harmoniquement (accords) ou non (accumulation de notes mélodiques), sa nature est plus ou moins compacte.

Il peut être également la somme de plusieurs systèmes (polyharmonie).

Dans le troisième choral pour orgue de César Franck, le largamente mesure 6 nous fait entendre une très belle accumulation harmonique qui contraste avec le thème vif du début.

21:38 Écrit par nathalie dans Matériel musical | Commentaires (0)

dimanche, 09 juin 2013

L'orgue classique français (registration)

Les compositeurs français qui ont écrit pour l'orgue à l'époque dite "clasique", ont défini la registration dans les titres de leurs pièces écrites.

La registration et la manière de placer les mains sur les claviers se déduit donc à la lecture du titre de la pièce selon un code précis.

Pour coïncider avec les tessitures des voix, le clavier était subdivisé en zones correspondantes.

La première octave correspond à la basse.

La deuxième octave à la taille (baryton ou ténor),

Le reste du clavier appelé dessus se subdivise en:

-Premier dessus (correspondant à l'alto) 

-Deuxième dessus (correspondant au soprano).

Dans l'orgue français, la division entre basse et dessus est fixée au troisième ut (ou do).

- Basse: désigne une pièce qui utilise un jeu de solo joué à la main gauche à la basse, accompagné à la main droite par des fonds.

Se présente sous la forme : Basse de TrompetteBasse de Cromorne, Basse de....

Parmi les registres de l'orgue, il arrive que certains jeux portent un nom semblable.

Ce sont généralement des demi registres qui ne parlent que sur la moitié inférieure du clavier.

 L'on trouve ainsi des Basse de Viole, Basse de Flûte, Basse de Bombarde, etc.

- Tailledésigne une pièce qui utilise un jeu de solo joué à la main gauche et à la taille (ténor, baryton), accompagné à la main droite par des fonds. Se présente sous la forme: 

Cromorne en TailleTierce en TailleTrompette en Taille.

-Dessus: désigne une pièce qui utilise un jeu de solo joué à la main droite et sur le dessus (alto ou soprano), accompagné à la main gauche par des fonds. Se présente sous la forme :

Dessus de CornetDessus de TrompetteDessus de Cromorne.

Parmi les registres de l'orgue, il arrive que certains jeux portent un nom semblable.

Ce sont généralement des demi registres qui parlent sur la moitié supérieure du clavier (à partir de l'ut3) et l'on trouve ainsi des Dessus de Bombarde, Dessus de Flûte, Dessus de Tierce, etc   

Tierce : Désigne généralement le petit jeu de tierce complet:

Bourdon de 8, Prestant de 4, Doublette de 2, Nasard, Tierce, Larigot

-Tierce en tailledésigne une pièce qui utilise le jeu de tierce joué en solo à la main gauche et à la taille (registre du ténor), accompagné à la main droite par des fonds:

Bourdon de 8, flûte de 4 ou deux huit pieds et une pédale de flûte (souvent 8 pieds seulement)

-Deux dessus: désigne une registration nécessitant trois claviers.

L'accompagnement se fait soit à la main gauche, soit à la pédale, sur les fonds, et les soli sont exécutés alternativement (main droite seule) ou simultanément (les deux mains) sur deux dessus de claviers séparés, chacun ayant une registration différente, de préférence contrastée pour bien faire entendre les différentes voix. Dans la musique française les deux dessus ne se font généralement entendre que dans le trio.

-Grands jeux: (se dit aussi au singulier, le Grand Jeu), désignent le mélange le plus puissant de l'orgue classique traditionnellement constitué de la batterie d'anches:

Bombarde, trompette, Clairon (batterie d'anches), prestant, doublette, jeu de tierce ou cornet (ou les deux).

Il se joue toujours sur le clavier du Grand Orgue.

-Petit jeu: désigne la version réduite du Grand Jeu:

Clavier du Positif : Cromorne, un prestant et un petit jeu de tierce.

Il peut aussi se jouer au clavier du grand orgue, la trompette remplaçant alors le Cromorne.

Ces combinaisons dépendent aussi de la puissance de l'orgue. En principe, si le Grand Jeu parle en 16 + 8 + 4, il est implicite d'avoir un Petit Jeu en 8 + 4, mais si le Grand Jeu est un 8 + 4, le Petit se fondera sur une anche de 8.

- Dialogue: Pièce faisant alterner le petit jeu et le grand jeu.

- Récit: morceau faisant chanter une mélodie sur un jeu soliste, généralement en s'appuyant sur un thème de choral, orné et varié ( exemple: récit de chromorne, récit de cornet)

- Fugue: canon à la quinte et à l'octave pouvant aller jusqu'à six voix. Se joue généralement sur les tierces (grand jeu et petit jeu de tierces) avec pédale de flûtes (16+8) et parfois sur les anches.

- Plein Jeu: seul cas, dans la musique classique française, où l'on voit se développer une harmonie sans contrepoint et parfois même sans mélodie. Les pleins jeux sont généralement des modulations constituées de quatre à huit parties, posées parfois sur un cantus firmus joué à la pédale sur une trompette.

Le petit Plein Jeu se joue sur le Positif et le Grand Plein Jeu sur le Grand Orgue.

Dans les deux cas, il est toujours constitué par l'ensemble des principaux (jeux de fonds)

et des mixtures (fourniture, cymbale, plein-jeu)

Dans l'orgue classique français, on trouve au minimum trois principaux en 8, 4 et 2 pieds.

Sur les instruments monumentaux (par exemple l'orgue de Notre Dame de Paris) on trouve la famille complète : 32, 16, 8, 4, 2 et 1 pied.

Les jeux de fonds(ou fond d'orgue) sont les jeux les plus importants et constituent le corps harmonique de l'orgue. 

La Montre est un principal placé en façade de l'orgue (qui se montre)

Le Prestant est un principal de 4 pieds.

La Doublette est un principal de deux pieds.

Le Cantus Firmus (chant premier) est une mélodie en valeurs longues:

« Le Cantus firmus, religieux ou profane, vocal ou instrumental, peut être littéral, interrompu, dissimulé, migrant, orné, modulant, déformé, abrégé, associé au procédé de la parodie ; il peut engendrer des imitations et des variations, être traité en canon. » (Jean Titelouze)

En pratique il s'agit du thème exposé le plus souvent en valeur longues et à la basse. Bien qu'il en existe d'autres variantes, c'est celle-là qu'on rencontre le plus.

03:09 Écrit par nathalie dans Orgue | Commentaires (0)

mercredi, 15 mai 2013

Beethoven:première sonate opus 2

L'opus 2 comprend trois sonates:

 n°1 en fa mineur

 n° 2 en la majeur

n° 3 en do majeur

Ces trois sonates pour "clavecin ou piano-forte" ont été composées entre 1794 et 1795.

Elles sont dédiées à Haydn, "Docteur en musique".

Il avait 25 ans.

Elles furent publiées à Vienne chez Artaria en mars 1796.

Beethoven les joua lui-même devant Haydn chez le Prince Lichnowsky, chambellan à Vienne, mécène, ancien élève de Mozart, et grand amateur de musique .

Son imagination remarquable est déroutante, les intensités, les colorations, les effets techniques et les émotions qui se dégagent déjà dès ces premières oeuvres viennent nous surprendre sans prévenir, sans que l'on s'en doute.

La première sonate en fa mineur n'est pas réellement la première qui fut écrite par lui car à l'âge de douze ans, en 1782, Beethoven composa trois sonates surprenantes également pas leur degré de difficulté technique mais sans numéro d'opus.

Sa magnifique oeuvre pour piano commence pour lui avec l'opus 2 en fa mineur.

Il tenait beaucoup à celle-ci. En 1823, lors d'un entretien avec Schindler, il la plaça en tête d'une série de ses compositions, au début d'une gradation exprimant des états psychologiques analogues et qui s'établit comme suit:

fa mineur opus 2

do mineur opus 13 (la célèbre Pathétique)

opus 23 pour violoncelle et piano

opus 29  2ème quintette à cordes

opus 31 n°2 La tempête

opus 57 L'appassionnata.

La tonalité de fa mineur est assez peu courante à cette époque.

Beethoven la réutilisera dans l'Appassionnata.

Rappelons-nous que Beethoven arrive à Vienne en 1792, il a 22 ans.

Il étudie avec Haydn qui quittera Vienne deux ans plus tard pour Londres en 1794.

C'est alors que Beethoven compose l'opus 2.

La sonate en fa mineur comprend quatre mouvements:

L' Allegro à deux temps avec une blanche par temps contient 152 mesures constituées de 48 mesures d'exposition avec reprise, le développement et la réexposition s'articulant sur la suite avec barres de reprise également.

L'Adagio à trois noires en fa majeur contient 61 mesures. Une nouvelle version enrichie du troisième quatuor en do majeur de 1785. Il est extrêmement intéressant de le comparer avec le mouvement lent de la dernière sonate de Mozart n°18 en ré majeur.

Le Menuetto Allegretto à trois noires en fa mineur et fa majeur pour le trio contient 73 mesures avec de nombreuses reprises.

Le prestissimo à deux blanches comprend 196 mesures avec deux reprises: c'est une forme rondo avec un développement complexe. Motifs et voix se superposent, s'imbriquent.

Cette sonate que j'ai travaillé à l'âge de douze ans m'effrayait. Je trouvais l'ensemble très difficile. La virtuosité débordante du prestissimo entre autres .

Aujourd'hui, après des années, cette sonate me semble difficile différemment. C'est la composition globale, les choix d'interprétation qui m'apparaissent compliqués.

Faut-il la jouer en pensant au clavecin, au piano forte de l'époque ou bien utiliser toutes les ressources actuelles des pianos modernes?

Beethoven avait dans l'oreille la musique de clavecin de ses prédecesseurs, Haydn, Mozart pour ne citer que ces deux géants et il possédait déjà comme en couveuse toutes les modernités qu'il apporta toute sa vie au monde pianistique.

Classicisme et romantisme semblent se mélanger. En effet comment interpréter le plus justement possible cette première sonate?

Beethoven se lance dans sa carrière de compositeur avec résolution et conviction en  numérotant son travail estimant qu'il peut avancer dans l'aventure. Il connaît ses héritages. Il est capable de faire le tri, de jeter ou de garder ce qui lui semble utile pour affirmer sse propres visions. Haydn lui reproche dans cette sonate des modernités choquantes. C'est dans cette charnière de l'histoire du piano que se situe l'opus 2 n°1 de Beethoven.

Pour bien jouer cette sonate, il convient sans doute d'abandonner des "vieilleries" et réfléchir immédiatement à la personalité de Beethoven et ce qu'il cherche à dire même s'il subit encore les influences de ses maîtres et s'il utilise des matériaux classiques du XVIIIème siècle.

Mais nous sommes à la fin de ce siècle et les idées révolutionnaires sont passées dans l'air.

Il faut sans doute chercher un juste équilibre sonore par un emploi juducieux des pédales, un son à mi-chemin entre le clavecin et le piano et garder à la conscience le récit déjà fougueux et moderne bien que dans une forme traditionnelle.

Les interprétations très différentes des plus grands pianistes proposant cette sonate démontrent bien que les choix ne sont pas évidents.

(Gieseking, Bachaus, Schnabell, Arrau, Kempf, Nat, Brendel etc...)

Ce qui reste important, c'est le chemin pour aller la jouer.

 

15:37 Écrit par nathalie dans Les compositeurs | Commentaires (0)