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jeudi, 08 juin 2017

Concert orgue et harpe à Marseille le 11 juin 2017

 

Des amis annoncent leur prochain concert:

 

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23:23 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements, Orgue | Commentaires (0)

Jouer du piano

 Jouer du piano

 

    Il y a des vérités premières pour jouer du piano. Outre des qualités à développer telle la patience pour servir un bon travail, tirer le son du bout de ses doigts ne s’improvise pas en quelques heures mais se construit tout au long de la vie avec beaucoup de détermination.

Sonorité, style, élégance du phrasé, plénitude des accords, noblesse du rythme, équilibre des proportions, respect des traditions, sens de la couleur et du timbre, résonance harmonique, relief, souplesse, facilité des gestes, doigté, décontraction, liberté, articulation du texte, on n’a jamais cessé de réfléchir pour obtenir toujours plus de beauté.

Le toucher est un art à part entière.

Les doigts doivent servir au « parler des notes » puis au « perler des notes », et parvenir à marcher, courir, flâner... sur le clavier en tous sens sans rudesse mais avec grande fermeté, aisance permanente et sécurité absolue.

L’agilité donc ne vient pas en quelques heures ni l’indépendance des doigts, ni l’indépendance des gestes, ni l’indépendance des mains.

Et si c’est avant tout l’oreille qui guide l’organisation musicale, c'est l'intelligence qui crée la mise en scène. Car il ne suffit pas de posséder une grande virtuosité si elle ne se met pas au service du sens à donner à ce que l’on joue et à ce que l'on veut offrir à soi et au monde.

En établissant une bonne hiérarchie des éléments de travail, on peut tout obtenir.

Se poser les bonnes questions pour obtenir la beauté n'est jamais perte de temps.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que pour obtenir un beau toucher, il faut absolument réfléchir et travailler sur l'équilibre et le poids du corps que l'on transmet au touches, les positionnement et les vitesses d'attaque des bras, des poignets et des doigts.

Sans oublier avec modestie le temps, ce facteur premier dans lequel se déroule immanquablement la musique et notre vie.

Donc ne pas perdre de temps avec de mauvaises habitudes et une technique défectueuse.

Cherchez et vous trouverez, disait Matthieu l'évangéliste. 

Et pas besoin de croire en Dieu pour vérifier la vérité de cette sage phrase.

                                                         Nathalie Decorde Le Vigan , le 8 juin 2017

 

02:26 Écrit par nathalie dans Pédagogie, Piano | Commentaires (1)

vendredi, 02 juin 2017

Concert à Peypin d'Aigues (Vaucluse) le 18 juin 2017 à 17h

Des amis musiciens annoncent:

 

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A l’occasion de la deuxième audition de

 

 

L’Ensemble TOQUADES

 

 

Nous avons le plaisir de vous inviter à nous rejoindre

 

Au petit temple de Peypin d’Aigues

 

 

 

Le dimanche 18 juin à 17 heures

 

 

Un apéritif nous réunira après le concert sous le tilleul vert…

 

00:42 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements | Commentaires (0)

lundi, 29 mai 2017

Temple d'Anduze concert du 5 juin 2017


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20:36 Écrit par nathalie dans Concerts, enregistrements, Orgue | Commentaires (0)

samedi, 25 mars 2017

Vlado Perlemuter (première rencontre)

J'avais 14 ans lorsque je le rencontrais pour la première fois dans son appartement de Paris.

Deux pianos à queue noirs s'imbriquaient l'un dans l'autre dans son salon de musique.

J'étais timide, mais pas trop, étonnée mais sans plus.

Il m'accueillit très aimablement et me demanda ce que j'allais lui jouer.

J'avais à mon actif, une étude de Moskowski,( lequel avait été le professeur de Perlemuter) des doigts fort entraînés et une forte volonté .

C'était en septembre.

Il me dit après m'avoir entendu, que je pouvais passer le concours d'entrée rue de Madrid.

Il était intéressé et me laissa entendre que je travaillerai probablement avec lui dans cette prestigieuse maison qu'est le conservatoire de Paris. C'est ce qui arriva un peu plus tard après que j'aie réussi le concours.

Après m'avoir encouragé et remercié , il me demanda de l'écouter . Il ne s'assit pas complètement devant son piano mais un peu décalé, le tabouret un peu de travers, il me joua une note, seulement une.

Je m'en souviens encore tant cette note était belle. C'était un si bémol.

Un si bémol joué par Vlado Perlemuter sur son Steinway, voilà qui pouvait me plaire!

Il m'expliqua qu'il y a des milliers de façons de produire cette note, des centaines d'attaques possibles.

Avec chacun des dix doigts, avec des intensités différentes, en caressant la touche ou en "la prenant de haut" (là, il se mit à rire), en la soignant et en l'écoutant, etc..

Puis il me dit:

"Voyez, Nathalie, chacune des notes que vous jouez doit être aussi belle que celle-ci".

Il suffit de s'appliquer à bien les prononcer l'une dernière l'autre".

Puis il s'assit plus confortablement devant le piano et me joua un passage de la première ballade de Chopin.

A ce moment-là, je fus beaucoup plus impressionnée qu'à mon entrée dans la pièce.

La musique était si belle, elle résonnait parfaitement, elle était comme il faut, à sa place, et je fus profondément émue par les sonorités qui se dégageaient du piano.

En l'entendant, j'ai grandi d'un coup.

J'ai pris conscience d'une chose très importante, c'était la production du son.

Il jouait avec une telle aisance, et moi je comprenais en l'écoutant et en le regardant que résidaient de grands secrets dans le jeu du piano :  toucher, phrasé, nuances parlaient à mon corps.

Je réalisais aussi que j'avais droit à un petit concert privé.

Cela se reproduisit souvent durant le temps de mes études avec lui. Il aimait se mettre au piano pour me montrer comment m'y prendre et il me disait ensuite: "Faites comme moi, Nathalie".