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samedi, 29 décembre 2012

Divisions égales de la gamme

Nous utilisons dans la musique occidentale le dodécaphone tempéré (une octave)

Nous pouvons le diviser:


- en deux parties égales ( Ré sol dièse Ré)

nous obtenons deux tritons

 

- en trois parties égales (Ré fa dièse si bémol ré)

tierces majeures

 

- en quatre parties égales (ré fa sol dièse si ré )

accord de septiéme diminuée composé de tierces mineures uniquement

 

- en six parties égales (exemple ré mi fa dièse sol dièse la dièse do ré )

gamme par tons: écouter  Debussy par exemple dans sa berceuse de l'éléphant ou jimbo's lullaby

 

- en douze parties égales (ré, ré dièse, mi fa,fa dièse, sol, sol dièse, la la dièse, si do do dièse ré )

la célèbre gamme chromatique 

Au piano, nous ne pouvons pas diviser l'octave en parties égales en cinq, ou huit, onze, ou autre chiffre

Ces divisions sont utilisées dans d'autres systèmes musicaux tout autant expressifs et admirables, par exemple en Inde, au Cambodge etc...

23:22 Écrit par nathalie dans Matériel musical | Commentaires (0)

Arthur Schnabel

« L'inconvénient du piano, c'est que chaque bonne note est située entre deux mauvaises. »

Arthur Schnabel

21:32 Écrit par nathalie dans Citations | Commentaires (0)

mercredi, 26 décembre 2012

"Parcours à travers la surdité"

Au long de toutes ces années consacrées au piano, j'ai, bien-sûr, fait des rencontres merveilleuses et j'espère en faire encore.

L'une d'elles est celle de Viviane Bertrand.

J'avais eu dans mes cours son fils aîné, Camille, très doué pour la musique et pour tant d'autres choses aussi.

Quand elle a commencé à prendre elle-même des leçons de piano, j'ai été surprise par sa douceur, son écoute mais également par son immense générosité.

Toutefois, je la sentais enfermée en elle-même et en quête d'amitié qui de toutes façons pour moi s'avérait naturelle envers elle.

Puis j'ai vite compris un jour ce qu'il se passait, les difficultés immenses qu'elle vivait, la solitude et ce sentiment que j'avais très bien perçu d'enfermement.

Car Viviane m'a demandé également un jour de donner des leçons de piano à son deuxième fils en m'avertissant au préalable qu'il était sourd.

J'avais eu à Paris une petite élève de huit ans extrêment calme. 

Sa mère, très fatiguée et perturbée, était venue me demander de faire en sorte qu'elle entende.

Pour moi, c'était l'évidence mais elle m'a expliqué que sa fille refusait d'entendre, se mettant dans la même situation que son petit frère de cinq ans qui était totalement sourd.

Quand Viviane m'a fait cette demande, ma première pensée a été pour cette famille parisienne et pour Beethoven. Mais je n'ai pas dit grand chose.

J'ai réfléchi.

Mon premier questionnement a été de savoir si le fils de Viviane avait déjà entendu depuis sa naissance.

J'ai réfléchi encore et encore, me disant que je ne serai peut-être pas capable de le faire travailler.

Puis j'ai rencontré Julien.

C'est lui qui m'a rassuré.

Il était un enfant merveilleux, aussi aimable que sa maman, souriant, au regard interrogateur.

Il reflétait la douceur, la confiance et tout l'amour qu'il recevait quotidiennement de ses parents.

Il était en cela peut-être beaucoup plus fort que d'autres enfants.

Confiant dans ses parents qui me faisaient confiance.

C'était lumineux dans ses yeux.

A partir de cette première rencontre, j'ai pris confiance en moi aussi mais surtout je me suis laissée guider par mes intuitions et mes connaissances mélangées.

Julien m'a confirmé ce que je savais déjà pour l'avoir lu et vérifié déjà: la musique est un art aux multiples facettes et procède de tous nos sens.

J'avais de l'admiration pour cet enfant qui savait lire sur mes lèvres et qui avait développé tant de facultés.

Intelligent, merveilleusement intelligent et travailleur, curieux, bien plus que nombre d'autres élèves, je n'en doutais pas une seconde et je le vérifiais à chaque cours.

C'était pour moi une joie de travailler la musique avec lui, il semblait content et il jouait très bien. Je me souviens de sa joie quand il faisait des accords et leurs renversements.

Il jouait avec son coeur. La musique lui rendait l'amour qu'il avait pour elle.

Je ne sais pas précisément ce qu'il entendait mais je ne sais pas non plus ce qu'entendent ceux qui ne sont pas sourds et que je trouvais parfois plus sourds que Julien.

Je sais que l'on peut entendre avec tout son corps, pas seulement avec ses oreilles.

Je ne décrirai pas ici tout ce que j'ai inventé avec Julien mais ce qui est certain, c'est que j'étais enchantée.

Beaucoup d'affection naturelle pour toute la famille était là.

Avec cela, on entend aussi beaucoup.

Viviane a écrit un livre récemment intitulé:

"Julien ou l'espoir retrouvé" (parcours à travers la surdité).

Livre que je recommande à tous.

Pour vous le procurer:

bertrandal@wanadoo.fr

Et je cite Viviane:

"Si j'écris aujourd'hui (....) c'est peut-être pour vous aider à prendre conscience que rien n'est joué d'avance et qu'il faut toujours se donner les moyens de réussir. "

Merci à toi, Viviane pour ce beau témoignage trouvé aujourd'hui dans ma boîte aux lettres en rentrant de Paris.

Un merveilleux cadeau de Noël qui m'encourage à persévérer moi aussi.

Et Julien est bien-sûr toujours invité à jouer ou à écouter du piano quand il veut, s'il le souhaite aux rencontres pianistiques que j'organise.

Et que votre piano chante à la maison!

 

 

 

 

22:40 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)

mercredi, 19 décembre 2012

Citation de moi-même

"A trop regarder le clavier, cela rend les oreilles aveugles".

Nathalie Decorde

23:19 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)

Le choix des mots

Le choix des mots dans l'enseignement du piano permet une meilleure définition du propos musical mais la réception est si différente d'une personne à l'autre et change tant selon le contexte, le moment, l'oeuvre, le niveau de l'apprenant, la capacité d'écoute qu'il n'est pas toujours facile de savoir à quel moment ni comment le message passe.

Pourtant, peu à peu, la transformation s'opère dans l'esprit et les gestes de celui qui joue avec l'habileté et la rigueur nécesaire à toute interprétation. L'oeuvre s'installe progressivement par étapes, passant par divers tatonnements, ébauches, inventions fugitives, émotions, rectifications, exercices différents ou répétés, etc..

Il arrive un moment où tout est là, un moment où l'exigence est atteinte.

 

15:08 Écrit par nathalie dans Pédagogie | Commentaires (0)